LA PAIX NE SE NÉGOCIE PAS ENTRE AMIS !

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Vingt ans déjà ! C’était le 25 juillet 1996. Un coup d’État me renversait du pouvoir. J’avais cru qu’il était le dernier dans l’histoire de mon pays, le Burundi. Mais, mon tombeur lui-même avait été, au moins une fois, confronté à une tentative qui avait échoué. De même, le 13 mai 2015, Pierre Nkurunziza, a connu une « tentative» que ses auteurs destinaient à la protection de l’ « Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi ».

Les prémices pour la négociation de cet Accord avaient été à la base de mon renversement. Lors d’un sommet régional tenu à Arusha le 25 juin 1996, j’avais demandé aux pays de la sous-région de déployer une force régionale de protection pour le Burundi. Le déploiement de cette force aurait été suivi  par des négociations globales et inclusives, impliquant les mouvements politiques armés, pour trouver une solution, non seulement à la crise que connaissait le pays depuis le 21 octobre 1993, mais à l’ensemble du conflit dont elle procédait. Lors de ce sommet, les pays de la sous-région s’étaient constitués en une « Initiative Régionale pour la Paix au Burundi ». Au sein de l’ancien système, des forces s’étaient déchaînées et s’étaient frénétiquement opposées à cette possibilité de déploiement d’une force de protection et à des négociations avec des groupes qu’elles qualifiaient de « tribalo-terroristes génocidaires » !

Mais moins de trois mois après, le pouvoir issu du coup d’État avait pris contact,  discrètement il est vrai, avec l’un des mouvements politiques armés, le CNDD. Quand ces négociations avaient été connues du public, en mars 1997, les forces rétrogrades de l’ancien système s’étaient de nouveau déchaînées contre le Major Pierre Buyoya qu’elles qualifiaient de « traître » ! Mais chaque jour, le principe des négociations globales s’imposait. En même temps, ceux qui s’y opposaient se marginalisaient progressivement. Après la signature de l’accord de « partenariat politique intérieur » entre le président de l’Assemblée Nationale qui incarnait la légitimité issue des élections démocratiques de 1993 et le chef du Gouvernement issu du coup d’État du 25 juillet 1996,  les négociations globales et inclusives avaient débuté le 15 juin 1998 pour déboucher, le 20 août 2000, à la signature de l’ « Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi ». Trois années plus tard, le Gouvernement de Transition mis en place suite à cet Accord, avait signé un accord global de paix avec le CNDD-FDD qui avait préalablement adhéré, sans conditions ni réserves, à l’ « Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi ».

Grâce et sur base de cet Accord, dont est issue la Constitution qui préside aux destinées du Burundi depuis le 18 mars 2005, Pierre Nkurunziza avait été élu Président de la République pour un premier mandat en 2005 et pour un deuxième en 2010. En briguant un troisième mandat, en violation de l’ « Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi » et de la Constitution qui en découle, il a entraîné le Burundi dans une très grave crise dont les conséquences se vivent à travers un millier de citoyens assassinés, plus de 7.000 prisonniers et plus de 300.000 burundais réfugiés dans les pays voisins. D’autre part, les corps de défense et de sécurité, construites sur base de la parité ethnique et qui avaient  constitué la colonne dorsale de la stabilité du Burundi,  courent le risque d’implosion, en même temps que les partis politiques sont fragmentés, la société civile harcelée et la liberté des médias gravement compromise. Le tout est couronné par une très grave crise économique et financière qui pèse quotidiennement sur la vie des burundais. Chaque jour, la descente du Burundi aux enfers prend des vitesses inquiétantes même si les détenteurs du pouvoir ne veulent pas le reconnaître et, encore moins, l’assumer.

Aujourd’hui, le leadership burundais doit  ...

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