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Moderniser le secteur agro-pastoral

Il faut absolument moderniser l’agriculture et l’élevage, afin de garantir aux populations burundaises une autosuffisance alimentaire en quantité et en qualité et dégager des surplus pour exportation. Le montant des investissements destinés à l’agriculture devrait pour ce fait être majoré pour atteindre au moins 15 % du budget national suivant les orientations contenues dans le Protocole de Maputo.

Pour aussi rendre efficace le secteur de l’agriculture, il faudra faire un usage pratique et efficace des ressources agricoles, région par région, ce pour une meilleure gestion et une bonne exploitation des terres arables et des ressources humaines disponibles pour ce domaine. Par exemple, la plaine de l’Imbo et les dépressions de l’Est peuvent protégées et érigées en zones exclusivement réservées aux activités agro-pastorales.

En plus, un appui consistant sera apporté aux investissements privés dans le secteur agro pastoral, spécialement s’il s’agit des projets générateurs d’emplois, notamment par le biais de l’agriculture intensive ou la production des cultures d’exportation. D’autres stratégies pour l’investissement dans ce secteur, par l’appui à des associations des agriculteurs et des éleveurs, plus spécialement les associations des femmes et des jeunes, en ce qui concerne la promotion de l’agriculture et de l’élevage au niveau communautaire. Par le biais des fonds disponibles dans la rubrique «  Soutien aux bonnes initiatives ».

Toujours dans le souci de mieux exploiter les ressources disponibles et potentielles, des mesures devront prises pour le renforcement des capacités techniques, matérielles et financières des intervenants techniciens du secteur.

Des stratégies de vulgarisation des techniques de rétention et de stockage de l’eau des pluies, des stratégies de création des stocks alimentaires stratégiques et susceptibles de faire face à toute rupture des équilibres en la matière doivent aussi être constitués. La création d’unités de transformation des produits agricoles et d’élevage ainsi que la fabrication d’aliments pour le bétail et la basse-cour sera aussi encouragée et soutenue, notamment au niveau de villages-modèles.

Enfin, il faudrait des stratégies de relance des cultures de rente que sont le café, le thé et le coton, et de promotion d’autres cultures innovantes comme le macadamia et la stevia.