ntiba economy2

Repenser l'économie burundaise

IL FAUT FAIRE DU BURUNDI UN PAYS ÉCONOMIQUEMENT PROSPÈRE AVEC UN SYSTÈME SOCIAL JUSTE, ÉQUITABLE ET SOLIDAIRE ET INTÉGRÉ DE MANIÈRE DYNAMIQUE DANS LES ENSEMBLES RÉGIONAUX.

Pour ce faire, la mise en pratique de cette ambition devra commencer par la réorganisation de fond en comble du secteur économique du Burundi, en l’adaptant contexte actuel. Il faudra réorienter les différents secteurs en tenant compte des forces et faiblesses des différents domaines de production afin que dans les années à venir, le Burundi se soit donné des objectifs clairs de développement pour chaque secteur et chaque région géographique et administrative.

Le programme "Gira Ijambo" de Sylvestre Ntibantunganya prévoit notamment la prise des mesures concrètes visant à sécuriser les investisseurs, tant au niveau de leur intégrité physique que financière. Rien ne sert de glaner des points au niveau de l’indice « Doing business » au fur des années, si tous les avantages que le Burundi offre aux investisseurs ne bénéficient à personne, faute de confiance et de sécurité nécessaire.

Toujours dans le souci d’encourager les investisseurs, des zones économiques spéciales doivent être identifiées et aménagée dans les terres non arables dans les environs des principales villes secondaires du pays, afin de permettre un développement économique équitable sur toute l’étendue du territoire.

Toujours selon le programme de Sylvestre Ntibantunganya, l’organisation et le fonctionnement de l’Office Burundaise des Recettes (OBR) et de l’Agence de Promotion des Investissements (API), devront être améliorés afin de les débarrasser des aspects négatifs qui en font aujourd’hui des entraves à l’épanouissement nécessaire des énergies investies dans le domaine du développement économique.

Il faudrait aussi une politique fiscale incitative pour ceux qui implantent des entreprises créatrices d’emplois bien rémunérateurs et durables, une politique bancaire dynamique et adaptée, destinée à financer la transformation de l’économie burundaise et la compétition des banques dans un environnement régional dans lequel le Burundi entend jouer un rôle.

 Enfin, pour pouvoir bâtir un Burundi moderne et prospère, il faudra compter avec la dotation d’infrastructures économiques conséquentes : des voies de communication modernes, le renforcement des capacités énergétiques du pays à la fois pour l’autonomisation et la dynamisation de l’économie nationale et son intégration dans la Région des Grands Lacs.  Des infrastructures et équipements de l’Aéroport International de Bujumbura devront être améliorés pour en faire petit à petit un nœud de liaison aérienne entre l’Afrique du Nord et l’Europe d’une part, et la partie australe de l’Afrique d’autre part, et les infrastructures et équipements du port de Bujumbura seront améliorés en vue d’en faire un port lacustre capable de desservir efficacement la Sous-région.